Les massacres de septembre, partie dix-sept

La plupart des prêtres emprisonnés attendaient calmement leur déportation. La Commune de Paris avait pris soin de leur faire croire que c’était ce qui allait se passer. A la prison des Carmes, vers la fin d’août, un agent municipal interrogeait chaque prisonnier afin de déterminer si oui ou non il était un ecclésiastique. Peu de temps après, un commissaire de la section est venu et a confisqué toute chose qui pourrait être utilisé pour leur autodéfense, y compris les ciseaux et les canifs.1 Manuel visitait fréquemment les prêtres confinés aux Carmes, et lors d’une visite le 30 août, il leur a dit de «préparer à sortir de France …. le soir même, vers minuit, un commissaire, accompagné de gendarmes, nous lut le décret sur la déportation …. Dès le lendemain, nous nous hâtâmes de recueillir le plus d’argent qu’il nous fût possible, pour des voyages».2

Notes:

1Berthelet de Bardot, «Relation», Louis Léon Théodore Gosselin, ed., Les Massacres de Septembre (Paris: Perrin, 1907), 250.

2Ibid., 251.

Traduit de l’anglais par Cali St. Just

Version anglaise Copyright 1999 Armand St. Just

Version française Copyright 2014 Armand St. Just et Cali St. Just

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